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Entre
parenthèses
Demain,
c’est la Tabaski
Depuis une semaine, voire un mois, tout Nouakchott est en effervescence.
Tout le monde attend la fête de Tabaski. Tout le monde voudrait
manger le mouton le plus gras de la capitale. Chacun voudrait aussi
le boubou du dernier Bazin. Cependant, tout le monde n’a pas l’argent
nécessaire pour satisfaire “tous ces vouloirs”.
Il y a des enfants et des femmes qui ne comprennent pas que papa n’a
pas souvent assez d’argent pour payer mouton, habits neufs et cheveux
pour la tresse. Quand papa explique, ils ne veulent rien comprendre
puisque papa est papa ; il doit tout avoir pour satisfaire les caprices
de maman et des enfants. Tenez-vous bien, certaines mamans profitent
de l’occasion pour faire du chantage: “tu paies et un mouton et
des habits neufs pour toute la famille sinon je pars fêter chez
mon père”, menacent-elles sans se rappeler que le père
doit lui aussi répondre aux caprices de leur maman qui menace
elle aussi d’aller fêter chez son papa, lui aussi…..
Si maman persiste et signe, papa n’a d’autre solution qu’exécuter
même si ses moyens ne lui permettent pas de faire des dépenses
fastueuses. Il part à la banque demander un crédit équivalant
à ses trois mensualités s’il est “cadre très
simple” du ministère de l’Education Nationale. Un cadre
très simple est celui qui ne vit que de son salaire.
Maman et enfants ne se rendent réellement compte que papa n’avait
pas de l’argent que lorsque celui-ci décidera de tout vendre
pour payer sa banque qui d’ailleurs ne donne pas son argent à
n’importe quel papa.
Les banques d’ici ne prêtent leur argent qu’à des papas
issus de grandes ou riches tribus. Car ce sont elles qui gèrent
les banques et les autres institutions financières.
Tout ce boucan qui entoure la fête du mouton vient du fait que
l’on a tendance à la dénaturer en lui ôtant son
cachet religieux et lui apposant un cachet sociologique. Du point de
vue purement religieux, cette fête devrait être une occasion
de manifester collectivement la dévotion à Allah le Tout
Puissant. Toutes les dépenses occasionnées doivent donc
se limiter aux moyens dont dispose chaque musulman.
En tout cas, elle n’est pas une occasion de manifester sa prodigalité
et ses signes d’aisance au mépris des voisins.
SDB
Hommage
au professeur Ousmane Moussa Diagana
A l’initiative des départements des Lettres et Littérature
françaises, de Linguistique et des Langues nationales, l’Université
de Nouakchott rendra un hommage au professeur Ousmane Moussa Diagana,
décédé en août dernier, le 14 mars prochain.
Poète et linguiste distingué, Ousmane Diagana était
professeur à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines
(départements des Lettres et Littérature françaises,
de Linguistique et des Langues nationales). Au sein de cette institution,
l’homme se distinguait surtout par la modestie et la sagesse. Il avait
énormément travaillé sur la culture soninké
pour laquelle il était devenu une référence nationale,
sous-régionale voire internationale. Il était l’un des
rares défenseurs de la promotion à un niveau plus haut
des langues nationales. L’œuvre qu’il a laissée l’immortalisera
à jamais. Parmi ses ouvrages, l’on peut citer : Le parler soninké
de Kaédi, morphosyntaxe et sens; Chants traditionnels du pays
soninké et Charguiya. Cet hommage s’ajoutera ainsi aux nombreuses
manifestations de reconnaissance déjà organisées
par ses amis et collègues depuis sa disparition.
Journée
internationale de la Francophonie
Concours “Parlers francophones “
Les parlers
francophones varient d’un pays, voire d’une région à l’autre.
Mais connaissons-nous vraiment les variantes des expressions usitées
dans l’espace francophone ? Souvent hautes en couleur et toujours en
résonance avec les particularités culturelles et géographiques
des régions où elles fleurissent, la plupart de ces expressions
sont empreintes de poésie, d’humour et de créativité.
C’est pourquoi, à l’occasion de la Journée internationale
de la Francophonie, le 20 mars, l’Organisation internationale de la
Francophonie a souhaité mettre à l’honneur cette polyphonie
francophone en lançant un jeu concours intitulé “Parlers
francophones?!?”, en partenariat avec Radio France internationale,
TV5 monde et les Editions du Robert.
Le but du jeu consiste à trouver la signification ou l’origine
de cinq expressions issues de l’espace francophone. Chaque jour, du
18 au 22 février 2002, une question sera posée sur RFI,
dans l’émission d’Yvan Amar ” la danse des mots ” et
sur TV5, à l’antenne et sur le télétexte.
Les questions seront également disponibles sur le site internet
http://20mars.francophonie.org ainsi que sur les sites des deux partenaires
médias (www.rfi.fr et www.tv5.org). L’intégralité
du règlement du concours est consultable sur ces mêmes
sites.
A gagner, parmi les nombreux prix : un ordinateur portable avec son
imprimante, des dictionnaires et des CD-rom offerts par les Editions
du Robert.
Les participants doivent répondre aux 5 questions et transmettre
l’ensemble de leurs réponses en une seule fois avant le 28 février,
date limite d’envoi. Les réponses peuvent être envoyées
soit par courrier à l’adresse suivante : Concours “Parlers
francophones ?! ?” Agence intergouvernementale de la Francophonie
13, quai André Citroën 75015 Paris (France) ; soit par courrier
électronique à l’adresse [email protected] en
mentionnant nom, adresse, âge et activité.
Les 500 gagnants seront désignés par tirage au sort sous
contrôle d’un huissier. Les noms des cinq premiers seront annoncés
le 20 mars 2002 sur les antennes de RFI et de TV5. La liste complète
des gagnants sera disponible le même jour sur les trois sites
Internet partenaires.
Un
reportage sur la Mauritanie
Le bureau de communication PM Communications basé à Londres
a publié un reportage sur la Mauritanie le 14 février
2002. Ce reportage a été distribué avec l’édition
du Daily Telegraph du même jour. Il y est mentionné que
son contenu n’engage que PM Communications. Le reportage contient divers
articles, notamment sur les secteurs du commerce, des mines, des banques,
des assurances, de l’industrie, de l’énergie, des transports,
des infrastructures, de la pêche, du tourisme et des télécommunications.
Ce reportage aurait coûté plusieurs dizaines de millions
d’ouguiyas, mais pour quel impact ? Ce genre d’opération a déjà
montré ses limites avec l’agence de communication venue faire
des démarchages au nom du journal Le Monde qui, finalement comme
son confrère le Daily Telegraph, a précisé que
le contenu du reportage n’engageait que son auteur. Il reste à
signaler que l’opération la plus réussie dans ce domaine
était celle réalisée par le célèbre
journal londonien le Financial Times publié 8 décembre
1998. A quand une politique de communication plus avisée ?
